Jean Lefevre nous écrit suite à notre article du 23/06/2005
« Auboisement correct : qui sommes-nous ? »
Cette idée assez répandue n'est pas une bonne idée démocratique. Elle sert toujours à justifier une sorte d'ostracisme :"Ah! oui, Untel, très bien, "MAIS" il est communiste!!" Le problème se pose quand on a un secrétaire syndical, un président associatif à désigner. "Celui-là, pas
mal, mais il est communiste ou autre chose.(1)" Ce qui fait qu'un homme engagé politiquement même au niveau le plus élémentaire ne peut-être ni syndicaliste, ni associatif, ni pétitioniste. C'est lui interdire d'être citoyen! Or, il est pleinement citoyen puisqu'il est militant. L’idée, cependant, a l'air bonne et franche comme le pain, mais elle ne fait que flatter le consensus.Ce n'est donc qu'une bonne fausse idée: on recherche avec elle une unanimité de façade. Or, les consensus se font avec des gens qui ont des idées et des engagements différents. Il ne faut donc pas rechercher l'unanimité mais l'idée qui fait avancer la lutte qu'on veut mener. Même quand un mouvement est très large, il faut finir par prendre des positions qui vont déranger. Sinon on reste dans le vague, on ne prend aucune décision et c'est reparti pour un tour. C'est un peu la problématique des Verts ou d'Attac. Ils laissent des problèmes en suspend parce qu'ils ont trop le souci du consensus sur certains sujets. Et puis, il faut l'avouer, nos raisonnements sont toujours fonction de nos philosophies et personne n'échappe à ses croyances, ses tabous, ses racismes. Nous faisons effort pour rester objectifs, honnêtes, mais il
est sûr qu'il n'y a pas de pensée pure.
En tout cas, bravo pour apporter des contradictions, des réflexions, des propositions. Il y a des faits et des conduites à analyser dans la politique menée par la Municipalité. Je me souviens quand on a mené à la Dépêche la lutte contre la suppression des études surveillées gratuites, il a fallu expliquer longtemps pour convaincre nos propres amis qu'il y avait une attaque menée contre la laïcité et que, même si les modalités des études surveillées pouvaient changer, les besoins d'aide pour les classes les plus pauvres restaient les mêmes. »
1. On ne se pose généralement pas la question quand il s'agit d'un homme de droite. Un homme de droite, ça ne fait pas de politique, il est propre sur lui.
Dont acte…
Cela nous permet d'ouvrir une nouvelle rubrique "Pan sur les doigts", où nous relèverons nos erreurs, nos inexactitudes ou nos manques d'informations...



